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Elevé comme l’un des leurs par une tribu séfarade, il apprend à 18 ans qu’il est ashkénaze.

Elevé comme l’un des leurs par une tribu séfarade, il apprend à 18 ans qu’il est ashkénaze.

L’histoire de Yankel Bensoussan nous donne à voir ce qu’aurait donné un récit juif du Livre de la Jungle ou de Tarzan. Une énorme méprise serait à l’origine de ce drame. A peine né, il aurait dû être déposé devant le traiteur Finkelstajin rue des Rosiers, mais par erreur, c’est devant l’As du Fallafel que le couffin du bébé s’est retrouvé. Une simple note à l’intérieur: « Prenez soin de mon petit Yankel. »

Ce n’est que récemment que le jeune Yankel a découvert l’atroce vérité. Celui que l’on surnomme désormais « Yankel BenTarzan » avait pourtant des doutes depuis de nombreuses années.

« Je n’ai jamais réussi à avaler un seul cigare au miel de celle que je pensais être ma grand-mère. Qui peut sérieusement gâcher n’importe quel dessert avec de la fleur d’oranger… c’est immonde. Et j’ai jamais compris cette nostalgie pour la Tunisie, ou la musique d’Enrico Macias. Et je parle même de l’écart dans les indices UV entre moi et les frérots. »

Il précise néanmoins: « Je ne dis pas qu’il y a pas une chaleur humaine qui soit totalement désagréable à observer, mais en être l’objet, c’en était trop ».

Ce fut une véritable révélation

Le déclic final aura lieu à 18 ans lorsqu’il goûte pour la première fois un pleitzel à l’oignon avec du foie hachée. « Ce fut une véritable révélation, j’avais enfin découvert qui j’étais! »

Il parvint à remonter l’histoire de sa famille. Sa mère l’aurait fait déposer rue des Rosiers, car son père, un ashkénaze communiste, voulait le prénommer Jean-Luc.

Le livreur de Nina Sushi qui a fait la livraison se serait tout simplement trompé d’adresse, sans doute plus habitué à s’arrêter devant le célèbre vendeur de fallafel que chez le traiteur ashkénaze.

Quand je pense que j’aurais pu devenir prix Nobel.

La conclusion de cette malheureuse histoire revient à Yankel: « Quand je pense que j’aurais pu devenir prix Nobel, heureusement je n’aurais plus jamais à dire frérot à personne ».

 

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